"Cette résidence est l’occasion d'éprouver face au motif une manière précédemment utilisée de modeler des paysages en relief. Ici, l’intérêt se porte sur l'interaction de la ville avec le Nohain et la Loire, qui forme autant de moments singuliers. La tentative est d’en rendre la morphologie de manière sensible." Pierre Feller
Une petite enquête à travers la ville permet de découvrir que le Nohain enserre des îles, traverse la trame urbaine et passe sous les rues avant de rejoindre la Loire dans un « bouillon » de courtes cascatelles. On emprunte facilement les passages qui circulent au long des bras du Nohain. Ils sont faits de coursives, de passerelles, de descentes et de surplombs sur la rivière. L’ensemble forme une bande urbaine étroite, dense et complexe. Ces lieux remarquables jalonnent la rivière et sont autant de situations potentielles qui peuvent faire motif. Les balcons d’un immeuble de ville donnent sur des retenues anciennes. Des restaurants forment une petite Venise qui surplombe l’eau. La rivière en canal disparait sous certaines rues et le bâti parfois la recouvre. On la retrouve de nouveau à ciel ouvert, traversé de passerelles, avant la confluence.
Pour cette première semaine d’approche, c’est juste en amont du centre-ville, une sorte de lavoir moderne qui est préféré. La configuration est plus simple, il se présente comme une miniature de parc public. Enceint d’un petit muret, on y accède sans façon par un portillon laissé ouvert. Des dalles de béton nues s’y étagent le long de la rivière. Par contraste la rive en face est couverte d’arbres.
Plus tard, il faudra s’essayer à la forme urbaine, là où la ville s’agence au long de la rivière et forme une traversée pleine de reliefs.
